Harold Thibault writes in Le Monde:

Ce sport « cumule » d’autres caractéristiques gênantes. L’entretien des parcours nécessite un fort arrosage alors que le nord de la Chine souffre d’un manque d’eau chronique ; leur construction se fait au prix d’expropriations de paysans dans des conditions souvent troubles. Le tout alors que le pays le plus peuplé de la planète mène un combat de chaque instant pour maintenir une superficie de terres arables suffisante à l’échelle des besoins de sa population.
 
Le 30 mars, l’organe de planification de l’Etat-parti, la Commission nationale pour le développement et la réforme, a donc annoncé la fermeture de 66 golfs. Cela correspondrait à 10 % des parcours du pays, estime Dan Washburn, auteur de The Forbidden Game : Golf and the Chinese Dream (2014, One World, 320 pages, non traduit). Ce journaliste et écrivain admet lui-même les limites de son calcul, et pour cause : « Personne ne connaît le nombre exact de golfs dans le pays ; c’est quelque part entre 600 et un millier. » Le gouvernement chinois avait déjà interdit, en 2004, la construction de nouveaux terrains, pour les mêmes raisons. Le nombre de parcours n’en aurait pas moins triplé depuis, mais sous des appellations diverses, par exemple sous couvert de zones naturelles protégées.